1819
 
Le Fr. Bouchaud sétait fait réafilier le 2 Octobre 1818 & le 18 Dec. suivant le jour des élections il organisa une cabale & se fit réélire vén .'. comme il avait fait en 1811. Il n’avait pas plus le droit d’être vén qu’en 1811 puisquil n’avait jamais été surv .'. mais les rapports étaient si tendus & il y avait si peu d’accord entre les Loges de New York & la Grande Loge que l’élection de Jos Bouchaud passa inaperçue.
 
Sur les abus qui se pratiquaient dans ladministration de la Gr. Loge, les Loges de New York & Broklyn demandaient des réformes depuis un an, alors le 2 Avril 1818 la Gr .'. Lodge nomme un comitté d’enquête qui devra visiter toutes les loges de l’état sous la jurisdiction de la Grande Lodge.
 
Rapport de ce comitté a la séance de Gr. Lodge le 3 Juin 1818
Il y a 300 Loges dans l’état de New York sous la jurisdiction de la Gr. Lodge. Le comitté a trouvé:
45 Loges qui n’ont jamais fait de returns ni payé aucuns dus à la Gr .'. Lodge
78 autres Loges qui sont de trois a douze ans en retard pour payer leurs dus & returns
26 Loges de New York & Broklyn menaçant de faire comme les Loges de l’état & refusant de ne plus payer leur
            dus
151 autres Loges qui paie peu de chose.
 
La Gr. Loge accepte le rapport du comitté mais se voit dans la nécessité faute de fonds de ne plus pouvoir payer les frais de Gr. Lodge. Tous les vénérables ou délégués des loges de l’état ne manquaient pas d’assister aux séances de Grande Loge, étaient payés $5 par jour tant que les 23 loges de N. Y. & les 3 loges de Broklyn - ces 26 Loges avaient autant de membres que les 174 autres Loges de l’État de New York - tant que les Loges de New York & Broklyn avaient payé leurs returns $1 par membre cela servait a payer les frais de Gr. Lodge, mais refusaient de payer cette année. Puis enfin consentirent à payer les returns encore cette année 1818. Et la Gr .'. Lodge résolut que toutes les Loges qui n’auraient pas payé leurs returns corrects avant la séance de Gr. Lodge en Juin 1819 que leurs warrants, chartes & n° de Loges leurs seront retirés & ne seront plus sous la jurisdiction de la Gr .'. Lodge.
 
Cette décision prise par la Gr. Lodge en 1818 paraissait prise en apparence contre les Loges de l’intérieur de l’État de New York tandis que ce fut le contraire qui eut lieu. Comme les Loges de l’intérieur, qui ne s’occupèrent nullement de faire exécuter les réformes annoncées en séance de Gr .'. Loge en 1818 & tout avait l’air de se passer comme les années précédentes.
 
La Loge L’Union Française perd le N°14 en 1819 à le N°71 ... jusqu’en 1839 ou elle à N°17
- Voyez l’année 1839
 
Voyant cela les 26 Loges des villes de New York et Broklyn se réunirent dans les premiers mois de 1819 & se rendirent indépendentes de la Gr. Lodge de l’État de New York essayèrent de former une Gr. Lodge de New York comme il s’était formé une Gr .'. Loge de Londres.
 
Alors a la séance de Gr. Lodge en Juin 1819 les 26 Loges de N.Y. & Broklyn ne furent pas représentées, ne payèrent pas de returns, & les vén .'. & délégués de l’intérieur de l’État ne furent pas payés cette année la caisse de la Gr. Loge étant vide? Mais ils se vengèrent. Le Gr. Maît. DeWit Clinton & La Gr .'. Lodge déclarèrent les 26 Loges indépendentes expulsées de la Gr. Lodge, leurs chartes annulées & leurs nos de Gr. Loge donnés a des Loges de lintérieur ou en formation, les Loges étrangères surtout furent durement traitées. Ainsi le n° 8 a Holland o fut donné a une Loge de l’intérieur, cette o étant venue a tomber Holland o a recouvré son n° 8 plus tard. Trinity o (German) son n°10 fut donné a la Loge de Kingston qui là encore aujourdhui. L’Union Française o (french) son n°14 fut donné à Temple Lodge à Albany qui la encore aujourdhui. German Union o (german) fut de même, mais St John n°1 & Royal Arch n° 2 ne furent jamais donnés a dautres Loges.
 
Puis la Gr. Loge nomma des comittés & révisa la constitution & les règlements,  toutes les Loges de l’État de New York auront à les observer scrupuleusement dorénavant. Quelques temps après les Loges de la ville voyant ces nouveaux règlements en vigueur tentèrent de se rapprocher de la Gr. Loge. On s’aida d’un coté & de lautre, il y eu compromis.
 
La Gr. Lodge redonna le n°1 a St John Lodge, le n°2 a Royal Arch, a Holland o n°16, a Trinity o n°39, a L’Union Française n°71, a German Union n°322 etc. etc. - Nous ne faisons pas l’histoire des Loges de New York, nous faisons l’histoire de L’Union Française & si nous avons donné toutes ces explications cest pour démontrer comment L’Union Française a perdu son N°14 quelle a eu de 1797 a Juin 1819.
 
Sur le dos de notre vieille charte qui est dans nos archives est écrit ceci.
New York 23th day of August A.L. 5819 - Grand Lodge of the State of New York
Whors .'. Brother, by an order of the most W. Grand Lodge passed on the 4th June last in wich the numerical
dessignation of the Lodge is made to corespond withof their respectives warrants, the lodge over which you
       preside will hereafter  to distinguished as L’Union Française n° 71 you will please therefore to cause a word of
       the same to be intend on your minutes and conform yourself thereto in all such others respects as the
nature of the alteration may sum to require.
To W .'. Joseph BouchaudWith due respect very Fraternally
Master of L’Union Française Lodge late n° 14Yours Elias Hicks Grand Secretary
 
L’Union Française a reçu le n°71 jusquen 1839. Voyez 1839.
1805
 

Formation d’une autre Loge Française sous le nom de La Sincérité chartée sous le n° 122
 
Œ. Aux élections des officiers en Décembre pour 1805, il y avait deux partis dans la Loge, l’un composé des descendants de Français (Huguenots) nés a New York ou dans les environs dont un des leurs le Vén .'. Soulier dirigeait la Loge depuis deux années et voulaient nommer pour lui succéder le Général Rey Gabriel un ex vénérable de la Old French Loge. Lautre parti composé de maçons affiliés venant de France et de Français initiés a New York, ceux ci voulaient nommer le fr .'. Blenon ex surveillant.
 
Lorsque Tardy qui avait deja été Vén. trois ans avait organisé une cabale et fut élu Vén. par une voix de majorité, cette élection de Tardy mit la discorde et la division dans la Loge. Pendant les premiers mois de l’année, la division se prononçant de plus en plus entre les descendants des Huguenots & les Français. Les FFr .'. Le Général Rey Gabriel, Dupont de Nemours, Durant, Moret, Perrot le Comte et autres donnèrent leur démission de membres actifs a L’Union Française et résolurent de former une autre Loge Française quils appellèrent La Sincérité & qui fut installée par la Grande Loge de l’état de New York le 10 Avril 1805 a l’Orient de New York avec le Général Rey Gabriel pour Vén .'., Moret Anthony L. 1er Surv., Victor Dupont de Nemours 2e Sur. pour l’année 1805 puis fut chartée quelques mois plus tard sous le n° 122.
 
Beaucoup de membres des anciennes Loges Françaises s’y affilièrent & cette nouvelle Loge fut assez prospère les 1ères années après sa fondation.
 
(Note de Francis Dumaurier: une liste des Officiers de la Sincérité suit de 1805 à 1812 avec l’indication qu’en 1805 le rapport à la Grande Loge était de 20 membres, de 24 membres actifs en 1811, et de 14 membres actifs en 1812).
 
Le fr. James B. Durand fut réélu vén pour 1813. Il ne venait plus personne en Loge & aucuns travaux ou peu de travaux eurent lieu a la Loge La Sincérité.
 
Le 2 Juin 1813, le Vén .'. James B. Durant rapporta la Charte au Gr. Maître DeWitt Clinton.
To the W. Grand Master of the Grand Lodge of the State of New York
Most Worshipful Brother
The Lodge La Sincérité n° 122 being unable to continue its work at present, I return
its warrant which I beg the favour to remain in the safe keeping at the Grand Lodge
until a favorable opportunity offers to resume the works of said Lodge The Sincérity.
Please to accept M. W. Gr. Master etc.
James B. Durand
Late Master of La Sincérité n° 122
 
La 1ère Sincérité à existé 8 ans & 2 mois.
 
La 1ère Sincérité a toujours été une petite Loge. Le plus quils ont été 36 memb. en 1810 return a la Gr. Lodge. Return a la Gr. Loge en 1811 - 24 membres. Return a la Gr. Lodge en 1812 seulement 14 membres & en 1813 personne ne venait plus en Loge on ne pouvait plus ouvrir les travaux. Le Vén obligé de fermer la Loge & reporter la Charte a la Gr .'. Lodge.
 
Du bois Guillaume ou William affilié le 1er Avril 1805 avait été initié a la Old French Loge & en était le Secrétaire au moment où elle a cessé complètement ses travaux. Beaucoup, la majeure partie de ses membres ne voulant être maçons réguliers avaient joint L’Union Française n° 14 sous l’obédience de la Gr .'. Lodge de L’État de N.Y. La vieille French Loge s’est dissoute en Dec. 1805. Le fr. DuBois alors secret. s’empara de l’épée que Lafayette avait donné a cette Loge en 1784. Le fr .'. DuBois W. en fit présent a la Loge L’Union Française n° 14 le jour de son affiliation 1er Avril 1805 & la Loge décida que dorénavant de même que a la Old French Loge elle servirait de glaive au Vén .'. de la Loge & tous les vén se sont servis de cette épée jusqu’en 1835 ou la Loge acheta celle qui sert au 1er expert aujourd’hui.
L’UNION FRANÇAISE N°17
Notes dactylographiées
de
Victor De Lieuvin
Préface
 
Je dédie cette Historique à ma Mère Loge L’Union Française qui en 1858 m’a initié & reçu Maçon. J’avais alors beaucoup de loisirs. Nouvellement initié aux Mystères de la Franc Maçonnerie & aimant à m’instruire, j’ai lu à peu près tout ce qu’il y avait dans la Bibliothèque ainsi que les archives de la Loge qui étaient à cette époque chez les frères Jean & Louis Bonnard, négociants au 72 Greenwich Street & avaient beaucoup de synpathie pour moi; ces ffr  .'. étaient agés & depuis longtemps membres de la Loge. C’était le rendez vous de tous les vieux membres de la Loge, notamment du fr .'. Étienne Millon admis dans la Loge en 1811 qui avait une heureuse mémoire. C’était un vrai livre parlant & lors qu’il y avait des jeunes ff .'. pour l’écouter, c’était son bonheur de raconter l’histoire de la Loge depuis sa fondation. Les ffr .'. Bonnard prenaient grand soin des archives & de la Bibliothèque qui étaient bien plus belles quelles ne sont aujourd’hui car elles ont été bien dilapidées depuis. Enfin à cette époque j’ai pris beaucoup de notes et de relevés qui avec tout ce que j’ai vu & entendu depuis ma donné l’idée 18 ans plus tard de faire cette historique en 1876.
 
Étant seul Français à Newburgh, N.Y., au milieu de vingt mille habitants pour passer mes longues soirées & les longues nuits lors que je ne dormais pas, j’ai recommencé à relire à nouveau nos archives et fouiller dans toutes les archives que j’ai pu me procurer. J’ai fait alors un manuscrit que je me proposais léguer en mourant à ma mère Loge.
 
Mais en 1886, la Loge désirant avoir une copie de cette Historique aux archives - par décision de Loge - la Loge m’a proposé de me faire membre actif à vie (gratis pro Deo). Condescendant aux désirs de la Loge & acceptant cet honneur avec reconnaissance j’ai copié et donné la présente historique.
 
Je ne suis pas historien. Je suis négociant. Mon père était manufacturier de draps, & j’ai toute ma vie été manufacturier & dans les affaires commerciales. Je sais que l’ouvrage que je vais rendre public en en donnant une copie à ma Loge n’est pas un ouvrage parfait, quil pourrait être beaucoup mieux, qu'il y aura peut être quelques erreurs surtout dans l’ortographe des noms car j’ai vu le même nom écrit de plusieurs manières, & que lors que je voyais la signature de la personne était écrit tout différent. Comme je n’ai pas vu toutes les signatures des noms que je rapporterai, je les rapporterai comme je les ai vu écrits par nos secrétaires ou autres.
 
Je m’attends à des critiques par des gens qui seraient incapable d’en faire autant. Car il est beaucoup plus facile de critiquer que créer. Cest pour celà que je voulais faire paraitre cette Historique qu’après ma mort. On critique moins un mort, on dit il a fait du mieux qu’il a pu faire & c’est ce que j’ai fait. J’ai fait tout ce qui m’a été possible de faire. J’ai fait ce que 799 membres de la Loge avant moi & plus de 200 depuis n’ont jamais essayé de faire.
 
Certainement, sur plus de mille Maçons Initiés ou Affiliés à L’Union Française, il y eu des hommes plus instruits & plus capables que moi. Je le reconnait mais aucun ne la fait.
 
Malgré toutes les fautes ou erreurs que j’aurai pu commettre involontairement & malgré toutes les critiques & calomnies qu’on va peut être imaginer contre moi, je serai assez récompensé du travail & du trouble que je me suis donné, par la satisfaction personnelle d’avoir été utile à ma Mère Loge en la sauvant de l’oubli.
 
Je suis le dernier & le seul qui pouvait faire ce travail. Je suis le seul, le trait d’union entre les vieux & les nouveaux membres de la Loge. Les institutions qui n’ont pas d’histoire tombent et sont vite oubliées, mais lorsquelles ont une belle & honorable histoire il se trouve des hommes enthousiastes & honorables pour les relever & les faire revivre.
 
Et si cette histoire que je rends publique aujourd’hui pouvait servir à faire aimer d’avantage au lecteur notre belle, vieuille & respectable Loge L’Union Française, l’auteur serait assez payé de ses efforts & de ses travaux.
 
Victor De Lieuvin
 
1810
 
L’Union Française N° 14 Loge Chapitrale a la séance du 16 Avril 1810. Une proposition d’annexer à la Resp .'. Loge L’Union Française N° 14.
 
Le sacré chapitre La Triple Union adopté a l’unanimité. Le chapitre La Triple Union fut annexé a l’unanimité des deux Loges & tiendront dorénavant leurs séances dans le même local au City Hotel n° 4 Broadway.
 
Un comité est nommé pour rémouver le matériel de la Loge dans le local du chapitre. La Loge tiendra ses séances le 2e et le 4ème mardi de chaque mois.
 
Banquet magnifique le 24 Juin Loge et Chapitre réunis à $4 par personne, tous les officiers de la Gr. Lodge y assistèrent.
1811
 
Le Fr. Bouchaud né a Nantes était un homme instruit & intelligent & bon orateur & l’Orateur de la Loge depuis 2 années, et était très ambitieux. Aux élections il organisa une cabale & se fit élire vén .'.. (En France ayant été orateur de la Loge il pouvait être élu Vén .'.). Mais daprès la Constitution de la Gr. Lodge de l’État de New York pour être élu Vén .'. il faut avoir été un an Surv.'. et lui navait pas été Surv .'. ce fut rapporté a la Gr. Loge & en Février le Grand Master annulla l’élection du vénérable.
 
Il présida la Loge 4 séances en Janvier & Février mais voyant quil serait invalidé le 12 février il avait fait voter la Loge que le livre des minutes serait arrêté & déposé aux archives a la séance précédente quoiquil eut encore un tiers du livre en blanc (il ne voulait pas que ce livre sur lequel il avait écrit dessus une année comme secrétaire & rapporté des louanges adressées a lui comme orateur depuis 2 ans - rapportât sa folle équipée & laventure de son annullation comme vén. Il pensait que ces faits rapportés sur un autre livre se trouverait perdu et cest ce qui est arrivé). Nous avons encore aujourd’hui ce liv. arrêté dans nos archives.
 
Enfin le 26 fév. 1811 les travaux de la séance terminés il fit venir le 1er Surv. Ferrière a Lorient lui remit le cordon de Vén .'. & le mayet de direction. Puis fit un discours disant en terminant que pour des causes indépendante de sa volonté, il donnait sa démission de vén .'. & de membre de la Loge.
 
La Grande Loge donna une autorisation de faire une élection suplémentaire pour élire a la séance du 26 mars suivant un vén .'.  & un autre surv. si le 1er surv. était élu vénérable.
 
Le fr .'. Pierre Ferrière 1er surv. qui avait été lannée d’avant 2ème surv .'. fut a l’unanimité élu vénérable pour lannée 1811. Le fr Perret 2e surv. fut élu 1er surv. & le fr. Mestayer fut élu 2e surveillant.
1824
 
Ces élections furent positivement une farce, une dérision. Avant l’élection les Membres de la Loges Français supplièrent le fr. Bouchaud de laisser élire Vén .'. le fr .'. Millon qui était 1er Surv .'. depuis 8 années & désirait être Vén .'. une année. Le fr .'. Bouchaud leur répondit qu’il resterait vén .'. de la Loge aussi longtemps quil serait élu par une majorité. Il avait à sa solde & a sa discretion 4 Nantais comme lui puis les Allemands & tous les Espagnols avec lequel il était en relations d’affaires qui ne venaient presque jamais en Loge mais étaient toujours présents le jour des Élections & faisaient une majorité fictive au fr. Bouchaud tous les ans depuis six ans. & cette dernière élection fut réellement une simagrée un semblant d’élection, tous les officiers de l’année dernière furent réélus sans en excepter un. Cette élection mit complètement la division dans la Loge; voyant l’entêtement de ce breton de vouloir se perpétuer éternellement Vén .'. les Français décidèrent entre eux qu’à partir de ce jour ils bouleraient noir tout étranger présenté à l’initiation ou l’affiliation & de ne plus adresser la parole a Jos Bouchaud ni lui répondre lors quils leur parlerait.
 
Alors voyant la tournure que prenait les affaires de la Loge & l’aversion des membres contre lui, a chaque séance c’était des discussions sans fin allant jusqu’à l’insulte, sa position comme vénérable n’était plus tenable.
 
Alors il résolut de fermer sa mère loge dont il avait été élu six fois vén .'. au lieu de donner sa démission comme en 1811.
 
Alors à la séance du 16 Avril 1824 il ferma la Loge L’Union Française N° 71 sous prétexte d’insubordination & indiscipline de ses membres & va le lendemain reporter la charte à la Gr. Loge.
 
 
 
Formation dune autre Loge Française La Sincérité
 
Le 21 Avril 1824 une pétition fut portée à la Grande Lodge signée par 23 Membres suppliant le Grand Master Martin Hoffman de bien vouloir leur remettre la charte de la Sincérité N°122 qui était en sommeil depuis le 2 Juin 1813.
 
Désirant réouvrir les travaux de cette Loge avec le W. Brother Joseph Bouchaud Master - Francis Salmon Senior Warden - Hippolyte Laisné Junior Warden, James Allain Secrétaire. Suivent 23 Signatures ...
 
       Le Fr. Bouchaud était très connu de tous les Officiers de la Gr. Lodge. Le Grand Maître lui remit la charte de la Sincérité 122 & la Loge fut réinstallée le même jour le 21 Avril 1824 par le Fr .'. Bouchaud Vénérable pour 1824 mais ne put se faire réélire en 1825. Ce fut De Ruyter qui fut Vén .'. mais fut réélu Bouchaud en 1826. En 1827 & 1828 ce fut le fr. Chegarcey qui fut Vén .'. mais Bouchaud fut réélu pour 1829 puis par cabale se fit réélire pour 1830. Mais cette élection indisposa tous les Membres contre lui. La Loge se composait de 17 Membres Actifs. Le 26 Déc 1829 - 14 M. résolurent de fermer la Loge.
 
New York 26 Dec. 1829Most Whor. Grand Master
The undersigned Officers and Members of La Sincérité N° 122 having come to the determination of suspending
       them works for an illimited time have the honor of returning you the charter granted to them.
Et la signature de 14 Membres - why remains Fraternally. Jos Bouchard
 
La 2e Sincérité avait existé moins de six années
 
 
Réouverture de la Loge L’Union Française
 
Le 1er Lundi de Mai 1824 le Fr. Millon & 22 anciens Membres de L’Union Française N° 71 se réunissent dans le local ordinaire de la Loge, font & signent une Pétition suppliant le Grand Maître de bien vouloir leur rendre la Charte de L’Union Française lui disant que le Fr. Millon 1er Surveillant depuis 8 années et vingt deux Maitres Maçons anciens Membres de la Loge sollicitaient & demandaient la faveur de continuer les travaux de la dite Loge.
 
Et les 23 FFr .'. allèrent en corps a la Gr. Lodge porter la Pétition. Précisément le Gr. Mait. se trouvait a la Gr. Lodge.
 
Ils présentent la pétition au Gr. Maître & sollicitent de vive voix quil veuille bien accéder à leur demande.
 
Après quelques explications & pourparlers Le Grand Maître consent a leur remettre la Charte de L’Union Française N° 71.
 
Puis le Très Resp. Grand Maître leur donne l’autorisation de faire l’élection des Officiers de la Loge pour l’année courante à la prochaine séance régulière.
 
 
Réouverture de la Resp .'. Loge St. Jean sous le titre distinctif de L’Union Française N° 71 a l’Or .'. de New York le 14 Mai 1824 par 23 ex Membres de la Loge
 
Les élections des Officiers eurent lieu à cette séance.
1839
 
Séance de Grande Loge Juin 1839
 
  W.W. Broth. Morgan Lewis Grand Master. ?
William Willis Dep .'. Gr .'. Master James Herring Gr .'. Secretary
 
Il y avait beaucoup de Nos de Loges vacants dont les Loges étaient tombées ou fermées pour des causes différentes.
 
A cette séance de Grande Loge en Juin 1839 on fit un nouveau dénombrement officiel des Loges. Et les Nos vacants d’anciennes Loges furent donnés à des anciennes Loges qui avaient perdu leurs Nos en 1819 lors que les Loges de New York & Brooklyn s’étaient rendues indépendentes. Voy. 1819.
 
Le N°12 fut donné à Trinity (German Lodge). Ce N° la Loge Française L’Unité l’avait eu en 1795 fermée en 1797.
Le N°17 fut donné à L’Union Française qui avait perdu le N° 14 en 1819.
Le N°19 fut donné à Fortitude Lodge de Brooklyn qui avait perdu son N° en 1819.
Le N°21 fut donné à Washington Lodge de New York etc. etc.
Le N°54 fut donné à German Union (German Loge).
Le N°122 qu’avait eu la Sincérité fut donné a Mont Morris o etc.
 
 
Sur un Certificat sur parchemin joint a notre vieille charte, est écrit Par décision de Grande Loge en date du 7 Juin 1839 - L’Union Française Lodge prendra dorénavant le N°17.
W.B\ Morgan Lewis Grand Master
William Willis Dep .'. Grand Master - James Herring Gr .'. Secretary.
 
1853
 
Formation de la 3ème Sincérité chartée par la Gr. Lodge Juin 1855 sous le N°373 a l’Or. de New York
 
En 1853 les FF. Vatet & Deszelus aussi ambitieux lun que lautre, voyant qu’ils ne pouvaient être élus a aucun office à L’Union Française N°17 résolurent de faire tomber cette Loge en fomantant le division. Quatre Maçons de France comme eux & deux jeunes Membres seulement se joignèrent à eux.
 
En Février 1853 huit Frères de L’Union Française donnent leur démission. Ce sont Vatet, n° de Loge 637, Deszelus 683, Tartter 696, Kampmann 695, Ploquin 701, Mariette 639, Derne 688, Guillemot 702.
 
Le 8 Mars 1853 ils signèrent une Pétition qu’ils portèrent à la Gr. Loge les 8 ensemble en disant quils désiraient ouvrir une Loge Française dans la ville de New York travaillant au rite écossais sous le titre distinctif de la Sincérité  & qu’en conséquence ils sollicitaient la faveur du Most W. Grand Master quil veuille bien leur accorder un Warrant ou leur donner la Charte de la Loge La Sincérité Française qui était en sommeil depuis 1830 - quils désiraient ouvrir cette Loge avec le W. Brother Eugene Vatet W. Master P.M. de L’Union Française N°17, Broth Deszelus Jean Joseph - Senior Warden Ex memb de L’U.F., Tartter Jacob Junior Warden Ex Memb de L’U.F., Kampmann Charles ex secret. de L’U.F. 17 Secret., Ploquin André ex Membre de L’Union Française 17, Mariette Nestor, Derne Antoine & Guillemot Charles, tous ex Membres de L’Union Française.
 
A la Gr .'. Loge on les reçut très mal. Le Député Grand Maître Joseph D. Evans & le Grand Secrét. James M. Austin leur observant quil y avait bien assez dune loge française pour le peu de français quil y avait a New York & que par deux fois on avait essayé d’avoir une autre Loge Française, que les 2 fois elle était tombée, que du reste L’Union Française nétait pas si nombreuse et que ce quils avaient de mieux a faire était de rentrer a L’Union Française, ou alors ils seraient traités de rebelles & expulsés de la Franc-Maçonnerie.
 
Cela ne faisait pas l’affaire de nos deux tristes sires. Alors ils résolurent de constituer une Loge indépendante qu’ils appelleraient la Sincérité N°2 - si la Gr. Loge avait voulu les reconnaitre cétait Vatet comme est reçu qui était le vén, mais comme indépendents ils étaient tous autant lun que lautre. Deszelus aussi ambitieux que Vatet se croyait capable d’être vénérable. Ce fut la course au vénéralat. Vatet était si petit de taille, si petit de caractère & si peu sympathique que ce fut Deszelus qui fut élu Vén .'., puis Tartter 1er Surv et Derne 2ème Surv. puis on nomma Vatet Orateur lui promettant le Vénéralat l’année qui vient.
 
Après les élections ils écrivirent au Supreme Conseil de France pour avoir une charte. Le Supreme Conseil leur répondit quils ne pouvaient charter aucune Loge ou il y avait Jurisdiction de Gr. Loge - ils écrivirent a la Gr. Loge d’Écosse, La Gr. Lodge d’Edimbourg leur fit la même réponse que le Supreme Conseil de France. Ils s’adressèrent au Supreme Conseil de la Louisiane.
 
Puis Décembre arriva, on fit d’autres élections pour 1854. Deszelus fut réélu Ven .'. & Vatet Orateur. Mêmes officiers. Puis en Dec. 1855 encore Deszelus Vén .'., Tartter 1er Surv & Guillemot 2ème Surv & Vatet Orateur. Il devenait furieux, démis. en Janvier. Enfin le Supreme Conseil de la Nouvelle Orléans consentait à leur octroyer une charte. Ils furent a la Gr .'. Lodge en donner connaissance . Ils furent moins mal reçus que deux ans auparavant. Cela les encouragea. Ils avaient fait quelques initiations puis organisé un chapitre quoique indépendants. Enfin ils signèrent une autre pétition ainsi concue:
 
Or .'. de New York 20 Février 1855 au Gr. Maître de la Gr. Loge de l’État de New York.
Nous fondateurs d’une Loge sous le nom de la Sincérité N° 2 nous avons fourni une demande le 8 Mars 1853 pour être chartés par la Gr. Loge de l’État de New York. Deszelus, Vatet, Tartter & autres. Nous formons la même demande aujourd’hui 20 Février 1855 pour obtenir un Warrant ou Charte sous le nom de La Sincérité travaillant au rite écossais. Signés Deszelus Master, Tartter J. Senior Warden, Guillemot Junior Warden. (Note de Francis Dumaurier: vient en suite la liste des noms supplémentaires).
 
Le Grand Maître leur dit Si vous obtenez un certificat de L’Union Française que vous étiez en good standing lorsque vous avez quitté L’Union ce sera allright. Quelques temps après ils rapporte un certificat de L’Union Française N°17 reconnaissant les frères qui ont quitté L’Union Française N°17 en l’année 1853 comme étant en good standing signé Brandner Vén, Mauritz 1er Surv, Massabot 2ème Surv.
 
Le 20 Avril 1855 le Gr. Maitre leur accorde un Warrant qui régularise la Loge La Sincérité. A  la séance de Juin 1855 la Grande Loge leur donne une charte avec le N° 373.
 
En 1856 J. Tartter fut élu Vén .'. & a été élu 14 fois. Tartter était riche et sans enfants & la Sincérité cétait son dada. Ce que cette Loge lui a coûté d’argent personne ne la jamais su. Tartter lui-mêmem naurait pu le dire. Sans Tartter la Loge La Sincérité serait tombée avant six années. En 1888 son return a la Gr. Lodge comptait 69 Membres actifs.
 
Deszelus, son vrai fondateur est mort très pauvre. Avant de mourir a demandé à être enterré dans le cimetière de La Sincérité. Tartter & la Loge n’ont pas voulu ni donné un cent ni aucun Membres de la Loge a ses funérailles ?!  L’Union Française la supporté pendant 2 ans & payé pour ses funérailles, cette Loge qu'ils avaient fait tout pour la faire tomber.
 
1855
 
Le fameux Vatet ayant été roulé par Deszelus élu Vén successivement trois fois, il voit quil ne pourra jamais arriver a être vénérable à la Sincérité - alors il donne sa démission de Memb. & redemande à rentrer a L’Union Française. Il y rentre réaffilié le 18 Avril 1855 & Mariette son ouvrier le 23 Juillet 1855.
 
1856
 
Formation d’une 3ème Loge Française La Clémente Amitié Cosmopolite sous le N° 410.
Installée le 24 Juin 1856 ère vulgaire
 
A l’élection des Officiers pour 1856 à L’Union Française N° 17, Vatet a cabalé & usé tous les moyens imaginables pour se faire élire Vén .'.. Mais il n’était pas aimé et on avait peu de sympathie pour lui. Sur 23 votants il n’a pu obtenir que 7 votes & na pu arriver a se faire élire a aucuns offices. Il était furieux & jura de se venger. Ah L’union Française ne veut pas de moi pour Vén .'. eh bien je la ferai tomber cette Loge, & ce mauvais génie a predit la vérité il a fini par la faire fermer 15 ans après en 1861 (voyez l’année 1861).
 
De ce jour il a résolu de former une 3ème Loge Française, dont cette fois il serait le Vén .'. ad vitam il organise des réunions tous les soirs dans son barber shop 2° floor Broadway n°    (Note de Francis Dumaurier: numéro laissé en blanc) - il réunit quelques Memb. de L’Union Française 11 Memb & 5 autres Maçons Français dont il était le barbier. La nouvelle Loge était formée. Le 14 Avril 1856 Vatet, Dibblée, Duporat, 3 perruquiers & Letellier 1er Surv donnent leurs démissions. Le 28 Avril 7 autres donne leur démission, ce sont Lagrange Suret, Chanoz, Pourtier, Stankowich, Noiset compagnon, Fouques & Orlich apprentis.
 
Le 7 Mai 1856 ils envoient une Pétition a la Gr. Lodge sollicitant la faveur d’ouvrir une Loge Française sous le titre distinctif de la Clémente Amitié Cosmopolite a L’O .'. de New York, avec le W. Br .'. Eug. T. Vatet Master P.M. of L’Union Française 17 A. Letellier Senior Warden W. Dibblee Junior Warden’s Lagrange Secret. D. Duprat C. Chanoz M. Pourtier, Ch. Roullier, E. Gaudelet Nath. Fassin, J.A. Roux, H. Emile Nicoud, Alp. Noisset Comp .'. Aug. Fouques & Ch. A. Orlich apprentis - 15 membres.
 
Le 10 Mai 1856 sur la demande de Adelphic Lodge N°348 que la Gr .'. Lodge veuille prendre cette demande en considération, cette Pétition portée & recommandée par le fr.'. W. John W. Simons W. M. de Independent Lodge N°185 Dep. Gr. M .'. pour le 5ème District NY.
 
Avec ces recommandations la Gr. Lodge consent a donner un Warrant a cette nouvelle Loge à condition quelle travaillera au rite d’York, ayant déjà 2 Loges Françaises au rite Écossais.
 
Un Warrant fut granted par la Gr. Lodge le 12 Mai 1856 expirant le 1er Juin 1857. A la séance de Juin 1857 La Gra. Lodge a donné une Charte a la Clémente Amitié Cosmopolite sous le N°410 à l’Orient de New York.
 
Le 27 Mai 1856 La Loge L’Union Française 17 en séance expulse de la Loge a Jamais le fr .'. Vatet Eug. T. note envoyée a la Gr. Lodge le lendemain.
 
Return a la Gr. Lodge 1er Mai 1857 avec 25 M. actifs. Vatet Vén.  - en 1888 return 51 Membres actifs - Le fr. Vatet est mort pauvre, comme le fr. Deszelus mais lui a eu l’honneur d’être enterré par sa Loge dont il était le fondateur. Sans Deszelus & Vatet il n’y aurait aujoud’hui encore qu’une Loge Française. Il vaudrait mieux avoir une belle Loge que 3 petites loges pauvres comme elles sont. Et ça n’a pas servi beaucoup - à nos deux ambitieux, ils sont morts bien pauvres tous les deux & L’Union Française n’a jamais pu encore se relever du choc de la fondation de ces deux Loges.
 
1859
 
En 1857 & 1858 le fr. Massabo était Vén .'. La Loge avait été florissante sous sa direction. C’était un paysan sans instruction, mais honnète, généreux, bon Maçon, dévoué à l’ordre & à la Loge. Négt retiré des affaires avec une petite fortune (environ $20.000) il les a sacrifiés, dépensés, perdus, pour soutenir ce quil croyait juste, soutenant l’honneur du nom Français & les prérogatives de la Loge L’Union Française. Mis en accusation injustement il fut suspendu, persécuté, condamné, expulsé de l’ordre etc. etc. ça a été procès sur procès pendant cinq années. On a fini par lui rendre raison. La Gr. Lodge la réintégré dans l’ordre - reconnu comme fondateur de la 1ère Loge Italienne & W. Master de Garibaldi o chartée par la Gr. Lodge Juin 1864 sous le N°542 et en fut élu le Vén 4 années consécutives. Mais il était ruiné & est mort chez les petites sœurs des pauvres 207 East 70th rue a New York.
 
La cause de la ruine & de tous les troubles arrivés au fr .'. Massabo est sa faute d’avoir voulu se perpétuer Vén.'. en se faisant réélire par cabale une troisième fois pour l’année 1859. Cette élection indisposa beaucoup de Memb. de la Loge contre lui. Vatet toujours en quête de chercher des troubles à la Loge ou les envenimer & alimenter lors qu’il en existait déjà, profita de l’occasion.
 
Vatet était barbier-coiffeur dans Broadway, parmi ses clients costumiers était un américain qui aimait la langue Française alors tous les matins en descendant au bas de la ville à son office passait une heure avec son barbier-coiffeur. Après quelques années, parlait & écrivait le français aussi correctement que l’anglais. C’était un Maçon qui devint Vén .'. de sa Loge Independent o 185 puis Dep. du 5ème District. C’était le Fr .'. John W. Simons qui fut nommé Deputy Grand Master a la séance de Gr. Lodge Juin 1858. Alors Vatet profita de ses liaisons amicales avec le Dep. Gr. Maître quil voyait tous les jours pour chercher querelle à Massabo. Il fit comprendre au Dep. Gr. Maître quon trav. toujours au 1er Grade à L’Union Française.
 
A l’instigation du fr. Vatet Le Dep .'. Gr. Maître envoya un ordre de la Gr. Lodge au Vén de L’Union Française N°17 que dorénavant la Loge devra faire les travaux de la Loge au 3ème degré comme le requière la Constitution de la Gr. Lodge. Le vén .'. Massabot répondit au Député Gr. Maît que depuis 1797 que la Loge L’Union Française existait qu’on avait toujours fait les travaux de la Loge au 1er degré comme cela se pratique en France, Tous les Gr.'. Mait. depuis 1797 le savaient, mais tous avaient toujours respecté la tradition de la Loge et que pour lui tant quil serait Vén .'. il continuerait a faire les travaux de la Loge comme par le passé. Alors par décision de Grand Lodge en conseil Massabo fut condamné a 3 mois de suspension comme vén. pour désobéissance aux statuts de la Gr .'. Lodge etc. Le Dep .'. District Bauër apporta cette décision de Gr. Lodge a la séance du 14 Mars 1859. Massabo avait connaissance de cette décision, voyant le Dist Dep .'. District il propose a la Loge de se mettre en vacances pour 3 mois. La Loge accepte a l’unanimité, alors le vén met la Loge en vacances pour 3 mois & ferme la Loge & sort de la Loge disant qu’il était malade & laisse le Dep. Dist a l’Or .'. annoncer a la Loge cette suspension du vén.
 
Le 11 Avril le Dep. Gr. Maît. donne l’ordre au 1er Surv .'. Dr. Savary d’ouvrir la Loge pour conférer le 1er degré a un candidat qui devait partir prochainement pour France. Massabo refusa la Charte au 1er Surv. & cette séance ne put avoir lieu. Alors le 9 Mai Le Dep .'. Gr .'. Mait. donne une dispense provisoire au 1er Surv. pour continuer les trav. de la Loge. A la séance de Gr. Lodge Juin 1859 le fr. Massabo en appella devant la Gr .'. Lodge de l’injustice dont il était victime, mais il n’est point écouté & est cassé, comme vénérable, expulsé de la franc maçonnerie. Massabo avait pour ami & conseil un vieil avocat américain qui jadis avait été vén même Dep. District, il lui dit ce qu’il devait faire, & que la Gr. Loge reviendrait sur sa décision & le rétablirait dans tous ses droits Maçon. Alors le 15 Juin Massabo réunit une dizaine des vieux Memb. notamment le fr. Millon initié en 1811 élu vén 4 fois. Ils approuvèrent le plan Massabo. Ils prirent un carman allèrent tous les 11 a la Loge prirent tous les décors & le matériel. Ils avaient les archives, la bibliothèque, la caisse & la charte & se déclarant indépendants sous le nom de l”Union Française N° 2. Les indépendants étaient Massabo Vén. Karcher 2e Surv Meyer Secr. Clera Tres.  Bonnard Arch. Millon & 5 autres.
 
       La Loge a été tant bien que mal le restant de l’année sous la direction du 1er Surv. Savary. A la séance du 16 Juillet Vatet fait rappeller la décision de la Loge du 27 Mai 1856 qui le bannissait a jamais de la Loge. La Loge accepte a l’unanimité. Il était alors Vén. de la Clémente Amitié. Le fr. Vatet venait a presque toutes les séances de la Loge. Le Dr. Savary 1er Surv. vint à tomber malade. Le Dep. Gr. Maître appointa le fr. Vatet vén\ jusqu’aux élections.
 
Le 12 Dec. 1859 eurent lieu les élections. Tous les vieux Membres et tous ceux qui auraient pu faire un bon vén. étaient ou démissionnaires ou absents. Un seul ayant été Surv, était présent. C’était le fr. Claude Constant. Il fut élu Vén. pour 1860.
 
1861
 
Il n’y a eu ni initiations ni Affiliations en l’année 1861 - Fermeture & mise en sommeil de la Loge le 26 Août 1861 -& réouvert ses travaux le 26 Nov .'. 1861 par le Fr. John W. Simmons Past Gr. Master.
 
Le fr. Constant est un paysan Belge sans instruction, hargneux, irascible. Pour gouverner & diriger la Loge L’Union Française composée d’éléments hétérogènes, cosmopolites, & beaucoup de chicaneurs & mauvaises têtes, il aurait fallu avoir un vén. intelligent & instruit, consiliant & bon. Le fr .'. Claude était tout le contraire. Aussi sous sa direction la Loge a été de mal en pis & pour comble de malheur il fut réélu vén. pour 1861. Les bons membres avaient donné leurs démissions ou ne venaient plus en Loge, cetait des chicanes sans fin, plus d’Initiations, cetait a qui ne paierait pas ses cotisations, plus d’argent en caisse, des dettes !!! Bref la Loge ne pouvait pas aller plus loin a la séance du 8 avril, la Loge se met en vacances pour trois mois! Le 12 Aout les 3 mois expirés la Loge était comme 3 mois auparavant. Le ven .'. convoque d’urgence tous les Membres d’assister a la séance régulière le 26 Aout pour délibérer si la Loge doit continuer ses travaux - oui, non. Aout 26 douze Memb. viennent a cette séance (Pas un seul Français ils étaient dégoutés de la direction de la Loge), Vatet visiteur, l’ordre du jour est voter au scrutin secret si la Loge doit fermer ou non. 12 votants, 8 votes pour & 4 contre la cloture. Les 8 pour sont le vén. G. Claude (Belge) P. Luër (Hollandais) G. Kammerl (Bavarois) F. Rischshoffer (Allemand) T. Worms (Prussien), S. Caro, B. Contessa, M. Bardelli (3 Italiens) (8 ennemis de la France & de tout ce qui est Français). Les 4 vot. contre sont Fillinger, Girod, Leoni (3 Suisses) Ledoux (Canadien). Le Vén. annonce que vu le résultat du vote, la Loge cesse ses travaux & déclare la Loge L’Union Française fermée. Le vénérable Vatet jubilant de joie s’empare de la charte au nom de la Gr. Lodge, & fait tirer une batterie de deuil.
 
A la séance de Gr. Lodge Juin 1861 Le Gr. Mait John W. Simons ne fut pas réélu Gr. Mait. Voyant la Loge L’Union Française fermée, une autre Loge Française indépendante florissante ayant tout le matériel & les propriétés de la Loge il reconnut quil en était un peu la cause involontaire qu’il avait été entrainé par son barbier en s’immisçant trop dans l’administration intérieure de la Loge comme Dep. Gr. Mait. & Gr. Mait. que sil avait fait comme tous les Gr. Mait. ses prédécesseurs la Loge L’Union Française serait belle & florissante. Enfin s’il a été la cause involontaire de la chute de cette Loge, il a fait tout ce quil a pu pour la relever doué d’un caractère bon, franc, & honnête il y a mis un dévouement bien rare pour un américain.
 
Le 26 Novembre 1861 il convoque sept anciens Memb. de L’Union Française quil croyait les meilleurs (certes j’aurais été du nombre car il m’aimait beaucoup, mon père m’avait mandé daller le voir, mort le 11 Octobre j’étais en France). Avec ces sept Memb. il ré-ouvre les travaux de la Loge, il Affilie un de ses amis L.H. Willard ex vén de St George Lodge N° 6, Deszélus ex vén de La Sincérité 373 & un autre fr .'. de la même Loge. A la séance du 26 Dec il fut nommé vén pour 1862. Pendant cette année il s’est dévoué pour remettre la Loge sur un bon pied, en choisissant de bons Membres, et essayait toujours de s’arranger avec Massabo. Massabo croyant avoir raison ne voulait céder que contre une charte pour sa Loge, & la Gr. Lodge ne voulait pas d’une 4ème Loge Française. A force d’essayer toutes les combinaisons, il dit un jour au fr. Massabo Vous êtes Italien, il y a beaucoup d’Italiens avec vous, pourquoi ne fondez-vous pas une Loge Italienne au lieu dune 4ème Loge Française. Massabo accepte, consent a remettre charte, archives, bibliothèque, décors etc. & la Loge L’Union Française va appuyer a la Gr. Lodge la demande de la fondation dune Loge Italienne appellée Garibaldi Lodge, avec le fr. Massabo pour Master. La Gr. Lodge accorde un Warrant à cette nouvelle Loge le cinq Sept. 1863, & la Gr. Lodge en Juin 1864 donna le N°542 & une Charte à la Garibaldi & tout le monde contents.
 
 
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Début
 
Le 18 Décembre 1797, les Ffr .'. Stafford Anthony, Tardy Jean-Gabriel, Rénault A.F. & 16 autres frères (Œ) signèrent une Pétition adressée à la Grande Loge afin d’obtenir un pouvoir (ou Warrant) pour ouvrir une Loge Maçonnique de langue Française travaillant au rite Français, sous le titre distinctif de L’Union Française à l’Orient de New York Ayant pour Master Stafford Anthony, Tardy J. Gabriel Senior Warden, Renalt A.F. Junior Warden, whom pray the right worshipful Grand Lodge has been pleased to grant a dispensation for six months, have united themselves with others masons of good report, and are anxious open under your Jurisdiction a Lodge in French language and working the French rite or Scotch rite same Holland Lodge n° 8.
 
Cette pétition fut portée, recommandée & appuyée par le Fr .'. van den Broek vén .'. de Holland Lodge n° 8 Past Gr .'. Secret .'., Past Gr .'. Senior Warden de la Grande Lodge, par conséquent jouissant d’une grande influence à la Grande Lodge.
 
 
(Œ) Les 19 pétitionnaires étaient maçons réguliers & avaient été initiés ou affiliés aux trois Loges Françaises qui ont travaillé régulièrement à New York. La 1ère s’appelait French Loge - La Loge Française. Cette Loge avait été fondée par les Huguenots. Cette Loge a toujours été très belle et florissante travaillant au rite Français sous l’obédience du Grand Orient de France & n’ont jamais été sous la jurisdiction de la Grande Lodge de l’État de New York. Cette Loge a cessé ses travaux peu de temps après la formation de L’Union Française. La 2ème Loge Française a été fondée en 1793 par las planteurs et négociants Français émigrés à la suite de la révolution d’Haïti & St. Domingue. Beaucoup vinrent s’établir aux États Unis & ceux des villes vinrent à New York. Beaucoup étaient Maçons, ne parlant pas Anglais, ils firent une pétition pour fonder une Loge Français au rite Français sous la jurisdiction de la Gr.'. Loge de l’État de New York. Ils furent beaucoup aidés par le Fr .'. van den Broek Ven .'. d’Holland Lodge n° 8 alors Gr .'. Secret. de la Gr. Lodge qui parlait & écrivait le Français comme un Parisien.

Cette pétition signée par les FFr.'. Maydieu Antoine, vén .'., qui était vénérable depuis deux ans de la Loge La Vérité au Cap Français à Haïti, Dauzat J. Senior Warden, Bidet de Renouldieu Junior Warden & Blinon Ant. Secrét .'. et autres frères tous initiés à Haïti & à St. Domingue. Cette pétition fut acceptée le 2 Décembre 1793 & la Loge fut installée régulièrement. La Loge a prospéré pendant six mois par le Fr .'. van den Broek & le Secrét .'. de la Gr. Lodge le 10 Décembre 1793. La Loge a prospéré pendant 6 mois. Ils avaient 6 init .'. et plusieurs affiliations lorsque un imposteur nommé Couret Jeune se fit affilié se disant maçon disant avoir perdu ses papiers Maç. dans la révolution. Cela mit le trouble dans la Loge. Ils étaient à la veille d’avoir leur charte. La Loge fut dissoute par la Gr .'. Lodge en Juin 1794 avec 29 membres actifs.

La 3ème Loge fondée par les membres de la Loge La Vérité signèrent une pétition à la Gr .'. Lodge le 10 Mars 1795. Avec l’aide du Fr .'. van den Broek, alors Grand Senior Warden de la Gr. Lodge cette pétition fut acceptée sous le nom distinctif de L’Unité Franco Américaine ayant for Master Maydieu Antoine, Bidet de Renouldieu Senior Warden, Valade Fils Junior Warden, Blenon Secrét .'.. Cette Loge fut installée par les Ffr .'. Jacob Morton Dep .'. Gr .'. Maître, John Abram’s Gr .'. Secrét .'. & van den Broek Gr .'. Senior Warden le 26 Mai 1795. Cette Loge fut très prospère la 1ère & la 2ème année. En Déc. 1795. Bidet de Renouldieu fut élu vén .'. pour 1796. La Loge fut prospère. En Déc. aux élections il y eut du trouble. Bidet de Renouldieu fut réélu vén. par intrigue & cabales. À la première séance de Janvier les dissentions recommencèrent de plus belles. Le Vén .'. Bidet de Renouldieu sous le coup d’une accusation devant la Gr .'. Lodge ferme le Loge L’Unité & reporte la Charte à la Gr .'. Lodge. La Loge L’Unité avait 76 membres actifs. Le 25 Janvier une autre pétition signée par le vén .'. & 25 memb. redemande la charte. La Gr .'. Lodge ne voulut pas la donner.
 
Cette pétition n’aurait pas probablement été acceptée, car à la Gr .'. Lodge on était fatigué des pétitions & accusations par les deux Loges Françaises La Tendre Amitié, L’Unité.
Le Fr .'. Van den Broek fit tant d’éloges & se portant garant de la probité & de l’honorabilité des Ffr .'. fondateurs de cette nouvelle Loge qu’il fit prendre immédiatement cette demande en considération & la Grande Lodge appointa un comitté d’enquête composé de Jacob Morton Député Gr .'. Maître, James Scott Grand Senior Warden & Worshipful Broth. Skinner. Ce comitté réunit en séance le 20 Déc. firent un rapport favorable & concluèrent a ce que la Gr .'. Lodge veuille prendre cette pétition en considération.
 
Yours Brethren
Signed in behalf of the Commitée
Jacob Morton Dep. Gr .'. Master
Chairman of the Committee
 
 
Le 24 Décembre le Fr .'. Van den Broek remet au Fr .'. Stafford & autres ffr .'. réunis en séance la Pl .'. suivante émanant de la Gr .'. Lodge.
The Grand Lodge of the State of New York to Anthony Stafford, John G. Tardy, & A. F. Rénault greeting. Wee Robert R. Livingston Gr. Master, Jacob Morton Dep. Gd. Master, James Scott Gd. Senior Wardens, Dewitt Clinton Gr. Junior Warden, in pursuance of a resolves of the Grand Lodge of the State of New York do authorize you and your associates to forme yourselves into a Lodge by the name and title of L’Union Française Lodge and of which said Lodge the said Anthony Stafford is to be the Master, John G. Tardy Senior Warden, A.F. Renault Junior Warden and Wee do hereby authorize you to assemble yourselves together in the city of New York for the purposes of making massons, admitting members and doing and performing all other acts and thing appertaining to the craft agreably to the ancient usages and customs of free an accepted masons, you and your Lodge conforming yourselves to the constitution of the Grand Lodge and the ancient landmark and usage of the fraternity and for you so doing shall be your sufficient warrant and schall continue in force for the space of six calendars months from the date being a the expiration of which it shall be surrendered to our Grand Secretary.
 
(Page 7)
 
On witness where we have conceal the seal of our Grand Lodge to be affixed and have subscribed our names in New York this 24th day of December A .'. L .'. 5797. A .'. D .'. 1797.
John Abram’s Jacob Morton
Grand Secretary   Dep .'. Grand Master
 
 
Après la lecture de cette Planche par le Worshipful Brother Van den Broek, la Loge se trouvait en séance régulière.
La première décision de la Loge fut que le W. Brother Van den Broek fut membre honoraire & le premier Membre Fondateur de la Loge.
La seconde décision que l’installation de la Loge aurait lieu le surlendemain 26 courant. Un comité est nommé pour inviter la Grande Lodge à assister à l’Installation.
 
 
Installation
 
La Resp .'. Loge L’Union Française fut régulièrement constituée & Installée le 26ème jour 10ème mois
5797 A .'. L .'. 26 Décembre 1797 A .'. D .'.
Par le Most Worshipful Robert R. Livingston Grand Master
Le Most W. Jacob Morton Deputy Grand Master
M .'. W .'. John Abram’s Gr Secretary. M .'. W .'. James Scott Gr .'. Senior Warden
and Worshipful Master Van den Broek vén .'. d’Holland Lodge n° 8.
Le fr .'. Stafford Anthony Worshipful Master of L’Union Française.
Le fr .'. Tardy Jean Gabriel Senior Warden. Le fr .'. Rénault A.F. Junior Warden.
 
 
La Loge L’Union Française fut chartée a la séance de Grande Lodge le 6 Juin suivant sous le n° 14 de l’État de New York.
(cette vieille charte existe encore dans nos archives)
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